Comment réduire sa prime d’assurance grâce à une meilleure gestion des déchets ?

Introduction

Dans un contexte où les coûts d’assurance explosent, les entreprises industrielles ou tertiaires ont tout intérêt à travailler sur les leviers de maîtrise des risques. Parmi eux, la gestion des déchets est souvent sous-estimée, alors même qu’elle peut impacter directement la prime d’assurance multirisque professionnelle, notamment en cas de visite préventive des assureurs. En effet, la présence de déchets mal stockés, en trop grand volume ou mal identifiés, constitue un facteur de risque important d’incendie, de chute ou de pollution.

1. L’impact des déchets sur le niveau de risque assurantiel

Les assureurs, lors de leurs visites de sites (usines, ateliers, plateformes logistiques, etc.), évaluent l’exposition aux sinistres. Les zones de stockage de déchets sont particulièrement scrutées car elles peuvent concentrer plusieurs types de risques :

  • Incendie : présence de matières combustibles non isolées, de solvants ou d’aérosols,
  • Propagation de feu : encombrement près des issues de secours ou des murs coupe-feu,
  • Pollution : fuites de liquides, ruissellement vers les réseaux d’eaux,
  • Accidents du travail : chutes provoquées par des déchets mal entreposés.

La note de risque délivrée par l’assureur conditionne la prime. Une entreprise avec une politique de gestion des déchets défaillante sera pénalisée.

2. Les bonnes pratiques de gestion pour limiter les risques

Mettre sous contrôle la gestion des déchets revient à appliquer les principes du « 5 S » japonais :

  • Supprimer les déchets non nécessaires du plan de travail,
  • Situer chaque type de déchet dans un contenant dédié et bien signalé,
  • Scintiller (nettoyer) les zones de stockage,
  • Standardiser l’organisation pour tous les services,
  • Suivre et améliorer en continu.

Cela se traduit concrètement par :

  • La clarté des zones de tri,
  • L’absence de déchets à même le sol,
  • La liberté des issues de secours,
  • La réduction des volumes stockés,
  • L’identification de tous les contenants,
  • Le pilotage régulier des flux par un référent.

3. Quand un déchet non dangereux devient dangereux… par accumulation

Un volume important de déchets banals (cartons, films plastiques, bois…) mal géré peut être considéré comme un risque majeur :

  • Charge calorifique accrue,
  • Risque d’auto-inflammation,
  • Difficultés d’intervention des secours,
  • Obstacle à l’évacuation du personnel.

Les assureurs tiennent compte de cette situation. Mieux vaut des contenants identifiés, vidés régulièrement, et des zones de stockage bien définies.

4. L’optimisation des volumes et des espaces comme réponse directe au risque

Pour maîtriser les volumes et gagner en sécurité, plusieurs solutions sont recommandées :

  • Presses à balles pour compacter cartons, plastiques, films,
  • Tasseur de bac pour réduire les vidages trop fréquents,
  • Systèmes Longopac pour une gestion propre et hygiénique des sacs,
  • Bacs fermés et étiquetés, sur roulettes pour faciliter les rotations,
  • Signalétique claire sur les zones de stockage.

Tri-Logic propose ces solutions avec un accompagnement sur le choix du matériel, l’implantation en atelier, et la formation des équipes.

5. Un argument solide face à son assureur

Présenter un plan de gestion des déchets documenté, des zones sous contrôle, des flux tracés et des volumes maîtrisés permet de justifier un niveau de risque maîtrisé. Cela peut aboutir à :

  • Une réduction de la prime annuelle,
  • Une meilleure négociation lors de la souscription,
  • Une image positive du site pour les partenaires externes.

Conclusion : la gestion des déchets comme levier de maîtrise du risque assurantiel

Les déchets ne sont pas qu’une contrainte environnementale ou logistique. Ils sont aussi un facteur de risque industriel. En les prenant en compte de manière structurée, les entreprises peuvent non seulement améliorer leur sécurité, mais aussi peser sur leur contrat d’assurance. Tri-Logic se positionne comme un partenaire expert pour accompagner cette démarche : audits, matériels, implantation, planification.